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Monday, May 28, 2012

National ID Card


All Hong Kong residents aged 11 or over are required to register for an identity card. The card is provided by the Hong Kong Immigration Office.

Actually, most of the world's countries have some form of mandatory ID card (different from the passport) and it is baffling that Canada has yet to have one. Well, actually, commonwealth countries seem to be resistant to the idea in some form of misplaced "big brother" fear concept.

The benefits are numerous and the card is another testimony to Hong Kong's efficiency:
- Can be used for individual clearance, which makes going through airport custom a breeze
- Makes interaction with all government entities much faster as there are no needs to produce multiple different proof of ID.
- Can be used by external systems such as the library system and avoid card clutter
- Water/heat resistant so it is very resilient
- Makes identity theft harder

Additional benefits in Canada:
- Would make US borders crossing faster as the bio-metrics could be processed automatically
- Reduce borders custom costs as it could be automated rather that have agents that are mostly doing the same routine all the time (hi, read, scan, stamp, thank you. At a slow pace)
- Merge all the various type of Canadian ID system (Permanent Resident's Card ("Maple Leaf Card"), the Citizenship Card, Social Insurance Number card, birth certificate, and why not, driver's licence and health cards). So, in theory, while there would be initial setup costs, the long-term costs should be lower than maintaining all those separate ID systems
- Authenticate a person's entitlement to government services
- Make voting registry simpler and faster

Data that is stored on the HK ID card:
- Holder's name in English and Chinese
- Age group (11-17, >17) and HKSAR Re-entry Permit illegibility.
- Date of birth
- Sex
- Date of registration

- Immigration status
- Birthplace details
- Holder's picture
- Holder's thumbprints bio-metrics
- ID number
- Commercial code (if any)

Friday, June 06, 2008

Le crime au Canada depuis 30 ans; l'analyse doctrinaire vs rationelle

http://www.aei.org/publications/pubID.23633,filter.all/pub_detail.asp

Lisez ce texte savoureux de David Frum, le joyeux illuminé a qui l'on doit le terme "axis of evil" (l'axe du mal) faisant référence à l'Iraq, l'Iran et la Corée du Nord (il écrivait les textes de George W. Bush).

À premier abord, ça fait sursauter. Malheureusement, la réaction provoquée serait bien mauvaise conseillère si le but était de définir un nouveau cadre législatif ou même de préparer un plan d'action contre le crime. Parce que monsieur Frum avait déjà un biais avant d'écrire son article; celui de dire que les politiques laxes du gouvernement Libéral en place en matière de criminalité ont fait progresser le crime au Canada alors que les politiques dures des É.-U. auraient résulté en une baisse significative du crime.

L'observateur orienté résultat lui, se doit :
- d'aller au fond des choses sans prendre de raccourci, pour obtenir une véritable perspective de la situation
- ne pas se laisser influencer par son billet naturel
- accepter les indications que lui donnent les chiffres sans jugement hâtif
- accepter que toute l'information ne soit pas toujours disponible
- accepter les résultats même s’ils sont contraires a l'hypothèse de départ
- développer des solutions politiques basées sur les succès obtenus, les 'best practices'

Alors que la Cour suprême américaine vient de renverser l’interdiction de porter une arme à feu à Washington DC, il est important d’approfondir ses recherches au-delà de la perception initiale. Dans un océan de données, il est relativement facile de trouver une information ou une autre qui concordera avec la perception que l’on veut bien avoir de la réalité plutôt qu’à la réalité elle-même.

Cet événement me donne l’occasion de répondre finalement à cet article de David Frum (Publié dans le Financial Post du 3 janvier 2006) auquel je n’avais pas eu le temps de compiler toutes les informations nécessaires pour formuler une réponse qui me satisfaisait au niveau de la recherche statistique.

Les éléments statistiques énoncés par Mr. Frum ont déjà bien été mis en pieces par Chris Selley
(http://www.tartcider.com/blog/archives/2006/01/crime_and_embel.html) et Dan Gardner du Ottawa Citizen (http://www.dangardner.ca/Colfeb1506.html). Je n’y reviendrai que pour rétablir les faits, en Français cette fois-ci, et clarifier certains détails avec utilisation de graphiques.

Comparer ce qui est comparable

M. Frum compare directement les statistiques du FBI et de Statistiques Canada. Ce qui ne peut se faire directement. Dans l’étude de Statistiques Canada titrée « Feasibility Study on Crime Comparisons Between Canada and the United States » (Catalogue Statistiques Canada no. 85F0035XIE), on apprend que les taux associés au crimes violents ne peuvent être comparés directement, mais que certaines de ses composantes peuvent l’être. Ainsi, lorsqu’on reconstitue le taux de crime violent selon les instructions de l’étude, on obtient :

Bien que j’aie une grande confiance en Statistiques Canada, j’ai toutefois fouillé le Web pour m’assurer de la validité de ces comparatifs.

Certains blogs référaient à l’étude « INTERNATIONAL COMPARISONS OF RECORDED VIOLENT CRIME RATES » de Tanya Segessenmann du Ministère de la Justice de la Nouvelle-Zélande, complété en l’an 2000. Malgré que cette étude ne compare pas chaque pays entre eux, mais plutôt chacun d’eux à la Nouvelle-Zélande, ce que j’ai fait est de rapporter ces comparaisons sur la même échelle en utilisant la Nouvelle-Zélande comme référence avec une valeur de 1. Voici les résultats pour les crimes violents, rapportés à la même échelle (année 2000) :



Le ratio É.-U./CAN, essentiellement le même que celui dérivé de l’étude de Statistique Canada, vient renforcer la validité de cette dernière.


Une autre étude, des États-Unis celle la, titrée « Cross-National Studies in Crime and Justice » (2004, édité par David P. Farrington, Patrick A. Langan, et Michael Tonry du U.S. Department of Justice), arrive aux mêmes conclusions que l’étude de Statistiques Canada. Détails en Page 137.


Avec ces points de comparaisons plus fiables, il est possible de faire une analyse plus éclairée. Par contre, il ne faut pas se leurrer et comme le note tous les organismes de collection statistique, il y a de nombreux autres facteurs qui entre en ligne de compte et influence ces taux, tel que les délais entre le moment ou un crime est commis versus rapporté, la diligence et la consistance des autorités dans l’exercice de collection des données, etc. Ainsi, il faut toujours garder en tête qu’il y a une marge d’erreur explicite et/ou implicite à tout énoncé statistique.

Analyser la situation

À première vue, ce qui m’apparait digne d’intérêt, c’est l’augmentation suivie de la baisse foudroyante des crimes violents aux États-Unis, la tendance à la hausse au Canada et au Québec depuis 2000 et la similitude des deux courbes.

Les tendances des composantes du taux de crimes violents se décomposent ainsi :




Si la tendance des composantes de crimes violents aux États-Unis suit une courbe similaire à son agrégat, la situation est très différente au Canada, ce qui m’a poussé à continuer à approfondir les tendances au niveau provincial, ce qui donne :








“One size fits all” ne s’applique pas au Canada. Le Québec, la Saskatchewan et l’Alberta doivent mettre l’emphase à comprendre et lutter contre les causes de la croissance fulgurante des assauts. La plupart des provinces devraient pour leur part essayer de comprendre le succès du Québec à lutter contre le vol depuis 1983. Pour une raison de limite de temps, je ne peux aller dans les détails de chaque province, mais je suis presque certain qu’on y trouverait aussi des différences significatives au niveau des sous-régions et des villes.


Dans son article, David Frum affirmait que la baisse fulgurante des crimes violents aux États-Unis démontrait bien que de mettre les gens en prison était efficace. En traçant le taux d’homicides vs le taux d’incarcérations (ci-bas), on voit bien qu’il n’y a pas de corrélation évidente (J’ai choisi le taux d’homicide puisque cette donnée était disponible de façon continuelle depuis 1925).




Mr Frum affirme aussi qu’il est maintenant plus probable de se faire attaquer a Toronto qu’a New York… ce que je vous laisse juger par vous-même avec les données suivantes, toujours en utilisant des statistiques comparables :






Je n’ai rien en tant que tel contre les politiques socialement conservatrices de Mr Frum mais les données ne supportent tout simplement pas ses affirmations.

Ce que l’on peut affirmer avec un degré de confiance raisonnable (en utilisant des critères comparables entre les É.-U. et le Canada):

  • Le taux de crime violent au Canada est en augmentation depuis huit ans
  • La composante de crime violent la plus inquiétante est l’assaut, qui est en augmentation presque constante depuis plus de 30 ans
  • Après avoir grandement augmenté pendant les années ‘80s, le taux de crime violent aux É.-U. a connu une décroissance fulgurante depuis 1993
  • Le taux de crime violent du Canada est d’environ la moitié de celui des États-Unis
  • Les grandes villes Canadiennes ont un taux de crime violent environ le tiers de celui des grandes villes américaines.
  • Les données statistiques américaines ne supportent pas l’affirmation qu’envoyer les gens en prison réduit le taux d’homicide.


Pistes d’explications et offres de politiques

Tenter d’identifier les causes qui sous-tendent la criminalité violente est une affaire complexe et je ne voudrais pas prétendre avoir des réponses alors que la criminalité n’est pas mon champ de travail. Par contre, les études consultées et les statistiques nous permettent tout de même de faire quelques constats :

  1. S’il est difficile de proposer des solutions en garantissant des résultats bénéfiques, il est toutefois plus simple d’éliminer les approches de lutte au crime qui ne fonctionnent pas; par exemple, l’incarcération est une méthode qui, seule, n’a pas fait ses preuves.
  2. Réduire la lutte au crime à une seule approche est simpliste

La jeunesse comme facteur aggravant :





Au Canada, il y a forte corrélation entre le taux de meurtre et la proportion de la population en âge de 18 à 31 ans. C'est-à-dire que le pourcentage de la population entre 18 et 31 ans contribue à 76.8% à la variation du taux de meurtre au Canada. Bien entendu, corrélation n’est pas causalité.

Cette connaissance apporte un outil précieux pour définir des politiques sociales et policières visant à cibler ce groupe d’âge puisque les grandes variations de taux de criminalité violente deviennent prévisibles statistiquement.

Les criminels semblent réagir aux incitatifs directs et immédiats :

Bien que les causes de la réduction de la criminalité à New York soient toujours débattues (http://query.nytimes.com/gst/fullpage.html?res=9E03E3D61238F93AA15752C1A9649C8B63), plusieurs attribuent ce « miracle » à trois phénomènes; l’augmentation importante des forces policières et la « police intelligence », c’est-à-dire l’automatisation des processus de lutte au crime, ainsi que l’utilisation de pratiques nouvelles telle que le « fixing broken window » (http://en.wikipedia.org/wiki/Fixing_Broken_Windows).

Bien que ce soit encore à prouver, il me semble logique que les criminels n’agissent pas vraiment différemment du reste de la population face aux incitatifs auxquels ils font face. Par exemple, si un criminel a l’opportunité de commettre un méfait, mais qu’il sait qu’il se fera prendre dans 100% des cas, il aura moins tendance à passer aux actes même si sa peine de prison potentielle est faible. Par opposition, même avec l’imposition d’une peine minimale de plusieurs années de prison, un criminel aura peu d’incitatifs immédiats à ne pas commettre de crime s’il perçoit que ses chances de se faire prendre soient faibles.

Au niveau de la définition de politique de lutte au crime, ceci indique que l’on devrait privilégier l’investissement dans les ressources policières plutôt que carcérales, et éviter d’allonger inutilement les sentences. Donner les moyens aux forces policières et à la population en général de mesurer les résultats des initiatives prises me semble aussi un point essentiel, permettant ainsi d’éliminer les mesures non efficaces et de bonifier celles qui le sont.


La disponibilité des armes de poing

Mes recherches tendent à me faire croire qu’il y a peu de corrélation entre la proportion totale d’armes à feu et la prévalence des crimes violents. Aussi, les lois restreignant l’ensemble des armes à feu semblent aussi avoir un succès pour le moins discutable, surtout lorsqu’une juridiction telle que le Canada est en bordure d’une autre, et que les mesures de contrôle ne soient pas harmonisées.

Par contre, il semble y avoir une certaine corrélation entre la disponibilité/facilité d’accès aux armes de poing et le taux d’homicide.

Tout en laissant une grande liberté de possession et d’utilisation d’armes longues, il me semble qu’un contrôle accru et harmonisé des armes de poing, automatiques et semi-automatiques en Amérique est de mise.

P.S Alors que je mettais la touche finale sur mon billet, je suis tombé sur cette étude des services correctionnels du Canada. Sa lecture m’a fait un petit velours puisque quelques-unes de ses analyses et conclusions sont semblables aux miennes :

http://www.csc-scc.gc.ca/text/rsrch/briefs/b29/b29-fra.shtml

Sources :

Wednesday, April 16, 2008

Inflation targeting, U.S. vs Canada

Since 1991, Canada has had an inflation targeting policy. That is, by publicly providing direction as to a target inflation rate and "steering" it using monetary tools such as interest rates, the Bank of Canada is trying to stabilize inflation.

Since 1995, the target calls for 2% inflation and a bracket of 1% to 3%. There is no official inflation targeting process in effect in the Unites States. However, the central bank does make use of monetary tolls to "tweak" the economy over there as well.


Seems that a defined and predictable policy has worked pretty well for Canada since 1995 as far as its goal of stabilizing inflation is concerned.

To be noted: the inflation differentials for the period of Sept 2007 to March 2008, as well as the slope of each trend line.

L'optimisation d'inflation, perspective Canada-Etats-Unis

Depuis1991, le Canada a adopté une politique d'optimisation d'inflation. C'est-à-dire qu'en affichant publiquement un objectif de taux d'inflation à atteindre, et en "dirigeant" ce taux au moyen d'outils monétaires tels que les taux d'intérets, la Banque du Canada tente de stabilizer le taux d'inflation.

Depuis 1995, le taux visé est de 2%, dans une gamme de 1% à 3%. Les Etats-Unis n'ont pas de politique officielle d'optimisation d'inflation. Par contre, leur banque centrale utilise aussi ses outils monétaires pour "ajuster" son économie.

Il semble qu'une politique bien définie et prévisible ait connu de bons résultats au Canada depuis 1995, en temps que stabilisatrice du taux d'inflation.

A noter: le differentiel des taux d'inflations pour la période de Sept 2007 a Mars 2008, et la courbe des tendances respective de chaque pays.

Saturday, January 19, 2008

Le cout économique des politiques vertes

Il y a récemment eu beaucoup de bruit à propos des « coûts » reliés à l’implantation du protocole de Kyoto au Canada. Bien que je sois d’accord qu’atteindre l’objectif absolu de réduction de GES d’ici 2012 entrainerait des coûts exorbitants, on peut toujours se poser la question suivante; y a-t-il quoi que ce soit qui, économiquement, vaut la peine d’être fait?

Quand on y pense, ne serait-il pas extrêmement surprenant que la totalité des mesures possibles de réduction de CO2 ait une incidence négative sur l’économie? (C.-à-d. coûteraient plus cher que la valeur des bénéfices qu’elles apportent). Ne serait-il pas bénéfique d’essayer d’identifier les coûts associés à de telles mesures?

En fait, Vattenfal, une compagnie suédoise dans le domaine de la production d’énergie, s’est précisément attelée à cette tâche. Il semble que les résultats soient encourageants; plusieurs initiatives pourraient être mises en place à un coût économique négatif, tout en ayant des effets environnementaux bénéfiques. C'est-à-dire, dans le cas ou elles seraient adoptées, ces mesures augmenteraient la croissance économique.

Observez le graphique ci-bas (un « cost of abatement» négatif est indicatif d’une mesure qui non seulement réduirait les émissions de CO2, mais aurait des impacts économiques positifs)

Source: http://www.vattenfall.com/www/ccc/ccc/569512nextx/573859globa/574118cost/index.jsp


A la lumière de cette investigation, il me semble qu’une grande partie de l’opposition nord-américaine à la réduction des émissions de CO2 tient plus du discours idéologique borné à saveur non interventionniste plutôt que de s’en tenir à une analyse économique rationnelle. Pour l’esprit ‘basé résultat’, cette position est difficile à soutenir. Si les gouvernements, plutôt que d’en faire des débats idéologiques, considéraient les mesures proposées strictement d’un point de vue économique et accélérait le processus d’approbation sur cette base, n’aurions-nous pas une situation gagnante pour tous?

Le magazine The Economist avait ce qui suit à dire au sujet de la recherche de Vattenfal: (traduction libre):

"Les économistes préfèrent généralement éviter l’imposition de règle qui spécifie ce que les compagnies doivent produisent et comment elles doivent le faire, parce que l’allocation des ressources requiert alors une intervention des gouvernements plutôt que du marché, ce dernier étant plus efficace. Mais si, comme dans ce cas, le bien privé et public est en cause et que le marché ne semble pas faire son travail, il y a justification pour que le gouvernement lui donne un coup de pouce. » (The Economist, 2 juin 2007, Page 9)

Bien que je n’aie pu trouver d’article qui aurait reproduit les investigations de Vattenfall pour le Canada, voici une étude conjointe Conference Board/McKinsey qui offre les détails pertinents à l’économie américaine :

http://www.mckinsey.com/clientservice/ccsi/greenhousegas.asp



Ce qu’ils ont trouvé est surprenant : « 40 % des réductions identifiées pourraient générer des bénéfices nets pour l’économie ». Ils ajoutent : « Ces bénéfices peuvent, en grande mesure, compenser pour la presque totalité de la balance des coûts du capital, opération et maintenance ». Bien que cela constitue d’excellentes nouvelles en soit, je ne mettrai pas l’emphase sur cette dernière affirmation puisque certains pourraient arguer que l’argent épargné pourrait être investi ailleurs en attendant que l’on obtienne confirmation des « véritables impacts » du réchauffement planétaire (je laisse le travail au lecteur de déterminer la quantité de recherche supplémentaire nécessaire pour qu’elle soit considérée ‘suffisante’).

Sur la base des conclusions des rapports Vattenfall et McKinsey, il semble que, à court terme, un cadre législatif gouvernemental doit être proposé. Et puisque la plupart des mesures investiguées dans ces rapports et ayant des effets économiques positifs ont déjà été codifiées et standardisées (et les technologies sont disponibles aujourd’hui), comme l’efficacité dans l’éclairage, l’électronique, les véhicules routiers et la construction résidentielle, c’est maintenant le temps de rendre ces standards effectifs.

À quoi tout ceci pourrait bien ressembler en terme concret? Par exemple, ça pourrait impliquer le bannissement des produits électroniques non Energy Star, l’adoption de code de constructions immobilières plus strictes. Dans le marché automobile, on verrait l’imposition de standards de consommation d’essence plus sévère.

Par contre, plus que la volonté politique, je crois que ce qui manque le plus est que les idéologues prennent un peu de recul et se demandent a quoi ils s’opposent réellement…

Wednesday, January 02, 2008

Baisse de TPS de 1%, une erreur... réparable.

C’était à prévoir; le gouvernement Harper a annoncé que la réduction de 1 % de TPS sera effective à partir du 1er janvier 2008. Malgré le fait que cette politique soit économiquement moins préférable qu’une baisse d’impôt équivalente, il est difficile d’en blâmer les Conservateurs puisque c’était une promesse électorale.

Donc, en espérant que l’électorat y pense un peu plus longuement la prochaine fois, voici l’explication la plus simple que j’ai pu trouver. Elle nous vient du prof d’économie EC10 de l'Université de Harvard, Greg Mankiw (http://www.blogger.com/profile/18161221774770492266).

(Ma traduction):
« Si nous considérons la décision de travailler aujourd’hui pour consommer le jour même, une taxe à la consommation est essentiellement équivalente à un impôt sur le revenu.

Par contre, si l’on considère un scénario légèrement différent : travailler aujourd’hui pour consommer plus tard. Si on prend l’exemple suivant, en assumant un salaire horaire de $16, un niveau de taxation de 50 % et un taux d’intérêt à 7 % ou $1 épargné aujourd’hui atteindra $2 dans 10 ans.

Avec une taxe sur le revenu : 1 heure de travail donne $16, auquel 50 % d’impôts sont prélevé. Ce qui nous laisse $8. En l’investissant pendant 10 ans, $4 de plus seront perçus sur le gain en capital, laissant un montant total net pour la consommation de $12.

Avec une taxe a la consommation : 1 heure de travail donne toujours $16 et comme il n’y a plus d’impôt sur le revenu, notre $16 investi sur 10 ans nous laissera un montant total de $32. De ce montant, $16 (50 %) iront a la consommation et $16 pour payer la taxe.

Donc, avec une taxe à la consommation, l’incitatif est plus grand pour économiser pour la consommation future.

Finalement, si les deux types de taxation découragent le travail également, les impôts sur le revenu ont l’effet additionnel de décourager l’économie. »


Source : http://gregmankiw.blogspot.com/2006/06/consumption-vs-income-taxation.html

Pire, nous sommes actuellement dans une période de très faible niveau d’économie personnelle, et d’endettement croissant. S’il y avait un ralentissement économique aux États-Unis en 2008 et une continuation de la crise des liquidités, le faible niveau d’économie personnelle canadienne ne permettrait pas aux consommateurs d’aller chercher d’argent dans leur « bas de laine » pour consommer, ce qui augmente les chances d’un ralentissement ici aussi.


Y aurait-il quelque chose à faire pour corriger cette politique malencontreuse du gouvernement actuel?
Heureusement oui. Il faudrait que la ministre Monique-Jerome Forget récupère immédiatement ce 1 % de TPS et l’ajoute à la TVQ. Pour le consommateur, l’effet net immédiat serait nul; les produits et services achetés aux Québec ne seraient pas plus chers.

Ce 1 % représenterait plus d’un milliard de dollars de plus dans le budget du Québec. Ce qui offre l’option de réduire l’équivalent en impôts aux Quebecois ou de l’investir dans le fond des générations pour une réduction éventuelle de la dette. Notez que je n’ai même pas suggéré son utilisation pour les dépenses courantes du gouvernement, ce qui serait une erreur à mon avis.

Certains argueront qu’une réduction du fardeau fiscale, peu importe sa provenance, est la bienvenue. C’est une vision à trop court terme. Dans une perspective stable et à long terme, le Canada devrait se diriger vers une diminution de l’impôt et une augmentation des taxes a la consommation.

J’entends aussi certain m’affirmer qu’une taxe a la consommation est régressive et que son élimination améliore le sort des plus pauvres. À court terme, peut-être (bien que la TPS ne s’applique pas sur les produits de consommation de base). Mais les mêmes ajustements qui existent pour l’impôt peuvent s’appliquer pour les taxes à la consommation.

L’idée est de séparer les effets à court terme (politique, sociaux et économiques) de ceux, bénéfiques, a long terme. Ce devrait être, dans le cas présent, l’objectif de l’observateur politique à la recherche de résultats.

En fin, je vous laisse avec quelques commentaires variés d’économistes, de fiscalistes et autres intervenants à ce sujet:

http://worthwhile.typepad.com/worthwhile_canadian_initi/2007/10/the-federal-gov.html

http://www.cbc.ca/story/canadavotes2006/national/2005/12/01/gst-reac051201.html

http://globeinvestor.com/servlet/story/RTGAM.20071024.wgstt1024/GIStory/


http://www.asdeq.org/activites/comite-politiques-publiques/pdf/2007/reduction_de_la_tps.pdf

Saturday, December 29, 2007

The economic cost of green policies.

We have heard a significant amount of noise regarding the "cost" of implementing the Kyoto accord in Canada.

While I agree that meeting all of the 2012 Canadian Kyoto objectives would certainly come at a significant cost, one can ask whether there is anything, at all, which is economically worth doing?

Actually, wouldn't it be extremely surprising that every single measure which are considered to reduce our CO2 footprint would also happen to have a detrimental economic cost? (i.e. costing more than the benefits it produces). Wouldn't it be worth looking into costing those measures?

As it happens, Vattenfal, a Swedish power and heat generation company, has done just such research and it seems that there are quite a few opportunities that are actually economically beneficial beyond their environmental benefits. That is to say; even if we derived no environmental benefits from those measures, they would still be worth implementing as they would be economically benefitial.

Take a look at the chart below. (A negative cost of abatement means that the measure would not only cut emissions, but would also save people and companies money)

Source: http://www.vattenfall.com/www/ccc/ccc/569512nextx/573859globa/574118cost/index.jsp


Looking at this, it seems to me that a lot of the North American's CO2 reduction opposition discourse of today is one of ideological posturing with a non-interventionistic stance rather than a rational, economics based one. For the result-based mind, the position is hard to understand. I would certainly advise those governments to not block the measures because of abstract ideological opposition to government intervention but to rather let them through on the basis that they make economical sense. Looks like a win-win situation to me, doesn't it?

Actually, The Economist (a result-based magazine, if I ever saw one), had this to say about the Vattenfal findings:

"Economists generally prefer to avoid rules that specify what companies can produce and how, because they require governments, rather than markets, to allocate resources, and markets tend to do a better job. But if, as in this case, a public as well as a private good is involved, and the market does not seem to be doing its job properly, there is an argument for government giving it a nudge." (The Economist, June 2nd 2007, page 9)

Although I could not find a paper that would have researched the abatement costs specific to Canada, a joint Conference Board/McKinsey report details the specifics for the U.S. :

http://www.mckinsey.com/clientservice/ccsi/greenhousegas.asp


What they found is surprising: "40% of the reductions identified could generate net savings to the economy". They also add that "Savings can substantially offset the remaining total capital, operating , and maintenance costs". While this is also great news, I am not putting the emphasis on the second part as some could argue that the saved money could be invested somewhere else in the economy until we understand the "true impacts" of global warming (I will leave it up to the reader to decide how much more research has to be done before it is considered "sufficient").

Based on the Vattenfall and McKinsey report, it would seem to me that for the short term, there are a few regulatory steps that must be taken by our governments. Provided that most of the economically positive measures highlighted in those reports center on technologies that have already been codified and standardized (and are available today) such as more efficient lighting, electronics, vehicles and housing, it is now time to enforce those standards.

What could it look like in concrete terms? That would most likely mean banning non EnergyStar electronic devices and appliances, adopting stricter national/provincial building codes, imposing higher fuel efficiency standards for vehicles.

However, more than political will, I believe these policies would require ideologues to take a step back and think again about what exactly they are opposing...

Friday, December 21, 2007

Canada, le premier fournisseur de pétrole des E.U.?

Je dois admettre que la chose m'a surpris. Jusqu'à maintenant, je croyais que l'Arabie Séoudite était le principal exportateur de produits pétroliers vers les E.U. (États-Unis). Pas du tout, comme l'indique le Energy Information Administration (Lien vers la source).

« En 2006, environ 60 % du pétrole consommé aux États-Unis était importé de l'extérieur du pays. Le pétrole brut représentait 82 % des importations de pétrole et environ 66 % du pétrole brut traité dans les raffineries américaines était importé. » (ma traduction)

Les 10 principaux pays exportateurs de pétrole vers les E.U., ci-bas, comptent pour 81 % du total du pétrole importé aux E.U.

Maintenant, supposons qu’en 2006, le Canada aurait exporté un million de barils de pétrole additionnels vers les E.U. (suite à une réduction de la dépendance au pétrole au Canada ou d’un accroissement de la production, ou les deux…). Cela constituerait environ 50 % de plus que la production réelle de 2006. Si l’on suppose ensuite que les E.U. aurait toujours consommé 12.4 millions de barils par jour en 2006, de quels pays ces derniers auraient-ils reduit leur importation?

Je suggérerais alors de suivre une approche éthique; en utilisant le 2007 Freedom Index (Lien vers la source), réduisons donc l’importation du top 10 au prorata de leur importation réelle de 2006, pondérée par le facteur de « liberté » du pays exportateur. Un pays qualifié de « libre » (« free ») ne serait pas touché par une réduction des importations. Un pays « partiellement libre » (« Partly free ») verrait l’importation américaine réduite d’une fois son pourcentage 2006 d’importation. Un pays « non libre » (« Not free ») verrait l’importation américaine réduite de deux fois son pourcentage.
L’idée étant de pénaliser les pays non libres et bonifier les importations depuis les pays libres.

Après redistribution, voici ce à quoi ressemblerait notre graphique pour 2006 :

À court terme (moins de 5 ans), une augmentation de 50 % des exportations vers les E.U. ne semble pas irréaliste si des mesures locales de conservation d’énergie sont prises. Avec les nombreux projets d’exploitation pétrolière débutant partout au Canada, une augmentation de production semble aussi relativement simple.
Mais, puisque mon chiffrier de calcul est déjà prêt, pourquoi ne pas essayer un scénario où une administration américaine aurait, pour une question de sécurité nationale, pris des mesures significatives pour augmenter l’importation de pétrole provenant du Canada? (Imaginez votre propre scénario; la Feds qui paierait pour la plomberie, qui subventionnerait le développement au Canada, etc.). Supposons maintenant une croissance de 100 % des importations américaines de pétrole en provenance du Canada. En tenant tous les autres facteurs comme étant stables, voici le portrait pour 2006 :Bien entendu, ce scénario est théorique. Dans la « vraie » vie, tout ne serait pas si simple. Par contre, l’idée est qu’avec un baril de pétrole a près de $100 et des ressources énormes encore a developper dans un pays ami et libre, les E.U. ont beaucoup d’espace de négociation s’ils désirent une plus grande indépendance vis-a-vis certaines nations avec lesquelles ils préféreraient ne pas être associé de trop près.


Et pour nous Canadiens, ce sont de bonnes nouvelles. Si vous êtes un partisan du Protocole de Kyoto, c’est maintenant le temps de faire pression pour un accroissement de l’exportation de pétrole vers les E.U., balisé par des politiques environnementales. Si les Américains décident de ne rien faire pour réduire leur dépendance au pétrole à court terme, n’est-il pas mieux que le Canada soit leur partenaire? Il sera alors beaucoup plus facile de contrôler les pratiques environnementales de l’industrie pétrolière que de souhaiter, dans l’autre cas, que l’Arabie Séoudite le fasse.

Et pour ceux qui ne supportent pas le Protocole de Kyoto, je vous laisse avec ceci… ka-ching!

Canada, U.S.' premier source of petroleum import?

I have to say this one surprised me. Up to now, I was under the impression that Saudi Arabia was the premier source of petroleum imports to the U.S.
Not so, says The Energy Information Administration (EIA; a statistical agency of the U.S. Department of Energy)(Link to source).

"In 2006, about 60% of the petroleum consumed in the U.S. was imported from foreign countries. Crude oil accounted for 82% of net petroleum imports and about 66% of the crude oil processed in U.S. refineries was imported."
The top 10 countries exporting petroleum products to the U.S., illustrated below, account for 81% of the total petroleum imports to the U.S.
Now, for argument's sake, let's suppose that in 2006, Canada shipped an extra million barrels to the U.S. (say, through a lower Canadian reliance on petroleum products, increased production, or both...). That's about 50% more than what it does export now. If we suppose that the U.S. would still have consumed 12.4 or so million barrels a day in 2006, which country would they have reduced import from? I suggest a "principled" stance: using the 2007 Freedom Index (Link to Source) let's reduce the import from our top 10 countries in proportion of their 2006 import percentage, weighted by how 'free' the country is. A 'free' country would have no import reduction, a 'partly free' would get an import reduction equal to one time its percentage of imports, and a 'not free' country would get an import reduction equal to twice its percentage of imports. The idea being to reward greater level of freedom.

After redistribution, here's what the pie chart would look like:
A short term (5 years) goal of augmenting Canadian petroleum export to the U.S. by 1 million barrels does not strike me as an 'out of this world' possibility. There is significant opportunities to reduce our oil dependence through measures targeting the transportation and housing sectors. Coupled with a production increase, which is to be expected with all the various oil-sector projects coming online these days, the 50% export scenario sounds about right to me.
Now, since I already have my spreadsheet setup, let's dream a little. Let's suppose the U.S. administration was adamant that for national security reasons, it was a good thing to reduce its dependence on a few key oil-exporting countries which have societal goals which are, let's say, misaligned with America. Let's then suppose that they had been willing to put their money where their mouth is and invest major Feds dollars in supporting U.S. companies developing oil sites in Canada, and building pipelines to support it. And finally, let's suppose this would have boosted Canada's export by 100% instead of the 50% of the previous scenario.

This is where we would have been in 2006:
Not too shabby eh!? Obviously, in real life, things would not be so simple. However, the point I wanted to make is that it would seem that with a barrel at close to $100 and huge resources available for purchase in a friendly and free country nearby, the U.S. has a lot of room to negotiate/buy greater oil independence from nations it might not want to be associated too closely with.
And for us Canadians, this is some good news. If you are a Kyoto Protocol supporter, it is time to lobby for greater environmentally controlled oil export to the U.S. If the Americans are not going to do anything about their oil addiction anytime soon, is it not better for Canada to be the provider? It should be much easier to impose environmental legislation in Canada for the petroleum industry than to hope that Saudi Arabia would do so.

And for the non-Kyoto supporter; well, let me just say... ka-ching!