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Thursday, January 03, 2008

1% GST reduction, a mistake... which can be repaired

It was predictable; the Harper government announced that the 1% GST reduction would become effective as of January 2008. Even though this policy is widely regarded as less desirable than an equivalent income tax reduction, it would be hard to blame the Conservatives for it as it was one of their electoral pledges.

So, in the hope that the electorate will think about it twice before voting for such a policy next time, here is the most elegantly simple explanation that I could find. It is coming from Greg Mankiw, economics professor at Harvard University (http://www.blogger.com/profile/18161221774770492266)



« If we are looking at the decision to work today in order to consume today, consumption and income taxes have similar effects. Both discourage work effort.

Consider, however, another margin of adjustment: Work today in order to save and consume in the future. Let's continue with Daniel's example of a 50 percent tax rate. Suppose that the interest rate is 7 percent, so $1 saved today becomes $2 in 10 years.

With income tax: 1 hr work --> $16 pre-tax --> $8 post-tax --> $16 of savings in 10 years --->$4 more in income taxes on the interest--> $12 of chocolate cake, video games, and Red Sox tickets.

With consumption tax: 1 hr work --> $16 pre-tax --> $32 of savings in 10 years --> $16 of chocolate cake, video games, and Red Sox tickets + $16 of tax.

So under a consumption tax, there is a greater incentive to work and save today in order to consume in the future.

(...)

The bottom line: Both consumption taxes and income taxes discourage work, but income taxes discourage saving as well.»
Source : http://gregmankiw.blogspot.com/2006/06/consumption-vs-income-taxation.html


Worse, we are currently in a period of weak personal savings and of increasing consumption-related personal debt. If the U.S. should experience an economic slowdown in 2008 and a continuation of the liquidity crunch, the weak personal savings level in Canada would not allow consumers to reach for their "nest egg" to fuel further consumption. This, in return, would likely increase chances of an economic slowdown here as well.
Could something be done to correct this unfortunate policy decision of the current government?
Fortunately, yes. We would need Monique-Jerome Forget, Québec's finance minister, the integrate this 1% GST rebate to add it to Quebec's PST. For consumers, there would be no immediate impacts as prices of product sand services bought in Québec would not change.

This additional 1% would represent more than 1 billion dollars extra in Québec's budget. This would allow the option of either reduce the income taxes by the same amount or to invest it in the Generation Fund for the eventual purpose of debt reduction. Note that I did not even suggest that it could be used as part of the operational budget as I believe this would be an even greater mistake.

Some would argue that any tax reduction is good, wherever it is coming from. It is a view which lack, er... vision! In a stable and long-term perspective, Canada should progressively move towards income tax reduction and a raise of consumption taxes.

Now, I hear some object that consumption taxes are regressive and that its elimination improves the lot of the poorest among us. Well, in the short-term, maybe (although the GST is not applied to most of the basic consumption items). However, similar income tax progressiveness adjustments can be applied to consumption taxes.

The point is to be able to separate short term impacts (political, social and economical) from those, beneficial, that a sound fiscal policy will provide. For the result-based political observer, that is the bottom line and should be the goal in this specific case.

I'm leaving you with a few links to comments from various economists and other pundits on this topic:

http://worthwhile.typepad.com/worthwhile_canadian_initi/2007/10/the-federal-gov.html
http://www.cbc.ca/story/canadavotes2006/national/2005/12/01/gst-reac051201.html
http://globeinvestor.com/servlet/story/RTGAM.20071024.wgstt1024/GIStory/
http://www.asdeq.org/activites/comite-politiques-publiques/pdf/2007/reduction_de_la_tps.pdf

Wednesday, January 02, 2008

Baisse de TPS de 1%, une erreur... réparable.

C’était à prévoir; le gouvernement Harper a annoncé que la réduction de 1 % de TPS sera effective à partir du 1er janvier 2008. Malgré le fait que cette politique soit économiquement moins préférable qu’une baisse d’impôt équivalente, il est difficile d’en blâmer les Conservateurs puisque c’était une promesse électorale.

Donc, en espérant que l’électorat y pense un peu plus longuement la prochaine fois, voici l’explication la plus simple que j’ai pu trouver. Elle nous vient du prof d’économie EC10 de l'Université de Harvard, Greg Mankiw (http://www.blogger.com/profile/18161221774770492266).

(Ma traduction):
« Si nous considérons la décision de travailler aujourd’hui pour consommer le jour même, une taxe à la consommation est essentiellement équivalente à un impôt sur le revenu.

Par contre, si l’on considère un scénario légèrement différent : travailler aujourd’hui pour consommer plus tard. Si on prend l’exemple suivant, en assumant un salaire horaire de $16, un niveau de taxation de 50 % et un taux d’intérêt à 7 % ou $1 épargné aujourd’hui atteindra $2 dans 10 ans.

Avec une taxe sur le revenu : 1 heure de travail donne $16, auquel 50 % d’impôts sont prélevé. Ce qui nous laisse $8. En l’investissant pendant 10 ans, $4 de plus seront perçus sur le gain en capital, laissant un montant total net pour la consommation de $12.

Avec une taxe a la consommation : 1 heure de travail donne toujours $16 et comme il n’y a plus d’impôt sur le revenu, notre $16 investi sur 10 ans nous laissera un montant total de $32. De ce montant, $16 (50 %) iront a la consommation et $16 pour payer la taxe.

Donc, avec une taxe à la consommation, l’incitatif est plus grand pour économiser pour la consommation future.

Finalement, si les deux types de taxation découragent le travail également, les impôts sur le revenu ont l’effet additionnel de décourager l’économie. »


Source : http://gregmankiw.blogspot.com/2006/06/consumption-vs-income-taxation.html

Pire, nous sommes actuellement dans une période de très faible niveau d’économie personnelle, et d’endettement croissant. S’il y avait un ralentissement économique aux États-Unis en 2008 et une continuation de la crise des liquidités, le faible niveau d’économie personnelle canadienne ne permettrait pas aux consommateurs d’aller chercher d’argent dans leur « bas de laine » pour consommer, ce qui augmente les chances d’un ralentissement ici aussi.


Y aurait-il quelque chose à faire pour corriger cette politique malencontreuse du gouvernement actuel?
Heureusement oui. Il faudrait que la ministre Monique-Jerome Forget récupère immédiatement ce 1 % de TPS et l’ajoute à la TVQ. Pour le consommateur, l’effet net immédiat serait nul; les produits et services achetés aux Québec ne seraient pas plus chers.

Ce 1 % représenterait plus d’un milliard de dollars de plus dans le budget du Québec. Ce qui offre l’option de réduire l’équivalent en impôts aux Quebecois ou de l’investir dans le fond des générations pour une réduction éventuelle de la dette. Notez que je n’ai même pas suggéré son utilisation pour les dépenses courantes du gouvernement, ce qui serait une erreur à mon avis.

Certains argueront qu’une réduction du fardeau fiscale, peu importe sa provenance, est la bienvenue. C’est une vision à trop court terme. Dans une perspective stable et à long terme, le Canada devrait se diriger vers une diminution de l’impôt et une augmentation des taxes a la consommation.

J’entends aussi certain m’affirmer qu’une taxe a la consommation est régressive et que son élimination améliore le sort des plus pauvres. À court terme, peut-être (bien que la TPS ne s’applique pas sur les produits de consommation de base). Mais les mêmes ajustements qui existent pour l’impôt peuvent s’appliquer pour les taxes à la consommation.

L’idée est de séparer les effets à court terme (politique, sociaux et économiques) de ceux, bénéfiques, a long terme. Ce devrait être, dans le cas présent, l’objectif de l’observateur politique à la recherche de résultats.

En fin, je vous laisse avec quelques commentaires variés d’économistes, de fiscalistes et autres intervenants à ce sujet:

http://worthwhile.typepad.com/worthwhile_canadian_initi/2007/10/the-federal-gov.html

http://www.cbc.ca/story/canadavotes2006/national/2005/12/01/gst-reac051201.html

http://globeinvestor.com/servlet/story/RTGAM.20071024.wgstt1024/GIStory/


http://www.asdeq.org/activites/comite-politiques-publiques/pdf/2007/reduction_de_la_tps.pdf